Ederson : «Ça tombe mal»
«Ederson, vous restez sur trois titularisations et deux buts en Championnat. C’est presque une situation nouvelle pour vous…
En ce moment, je prends beaucoup de plaisir, je suis en bonne santé. Et puis, je joue à mon vrai poste, en 10 derrière un attaquant. Ce que je veux désormais, c’est pouvoir enchaîner. Le plus important, c’est la régularité.
Durant cette période, Yoann Gourcuff était également disponible, mais Rémi Garde vous a préféré à lui. L’interprétez-vous comme un signe fort ?
J’ai toujours perçu la concurrence comme une source de motivation. J’essaye toujours d’apporter le maximum sans me demander combien de temps je vais jouer, si je vais être remplaçant…. L’important, c’est de se mettre minable sur le terrain pour le bien de l’équipe.
Mais compte tenu du montant de son transfert, Gourcuff sur le banc, on a l’impression que c’est la fin des statuts à l’OL, ce qui n’était pas le cas auparavant…
Le coach essaye de faire les bons choix pour que l’équipe gagne. Les autres années, j’ai joué à plusieurs postes : à gauche, à droite, mais rarement au milieu… Ça a été dur, mais Rémi, lui, connaît mes qualités. Il y a plus de dialogue, ça fait du bien ! Si tu travailles bien à l’entraînement, tu es récompensé. C’est une concurrence saine.
«Une phase de transition, pas la fin d’une époque»
Mercredi soir, vous aborderez votre match à Zagreb avec un handicap de sept buts par rapport à l’Ajax. Honnêtement, croyez-vous toujours en la qualification ?
Tant qu’il reste une opportunité… On sait qu’on devra vraiment faire un exploit, mais pourquoi pas ? Ce serait magnifique si on arrivait à aller chercher la qualif’. On doit se mettre dans la tête qu’on n’a rien à perdre. Et espérer que de l’autre côté, le Real mette beaucoup de buts à l’Ajax. Ils en sont capables.
Sauf que le Real aura certainement davantage la tête à la réception du Barça, samedi. Ce Clasico tombe plutôt mal pour vous…
Oui, on peut le dire. On verra bien. Focalisons nous d’abord sur notre match.
«La saison ne s’arrêtera pas là. La Ligue Europa a aussi son prestige».
Quand vous êtes arrivé à l’OL, l’ambition du club était de franchir un cap en C1. Si Lyon venait à ne pas se qualifier pour les 8es, ce serait un peu la fin d’une époque..
Ça, ce sont des phrases de médias. Depuis mon arrivée, l’équipe a changé, beaucoup de joueurs importants sont partis et ce n’est jamais évident de les remplacer. C’est une phase de transition, mais pas la fin d’une époque. On croit en notre travail, on a tous envie d’aller chercher des titres. Il faut rester confiant.
Mais à entendre certains de vos partenaires, vous avez semblé accepter l’idée de ne jouer «que» la Ligue Europa…
L’objectif principal reste de se qualifier pour les huitièmes. On va faire tout ce qu’on peut pour y parvenir, mais si on n’y arrive pas, il ne faudra pas non plus baisser la tête. La saison ne se termine pas là. Cette Ligue Europa a aussi son prestige. Porto l’a gagnée et on en a beaucoup parlé… Ce n’est pas quelque chose de négligeable. Si on la joue, pourquoi pas aller au bout ?
