OL – Ajax : le fait du match. Ederson n’a pas eu ce penalty…

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A une minute de la fin, le Brésilien a cru obtenir un pénalty, mais le sifflet de l’arbitre de Monsieur Jonas Eriksson est resté silencieux. Consternation.

C’était une fin de match terrible. D’un coup, les ballons ont pris de la vitesse dans la surface néerlandaise. L’OL aurait voulu alors que le temps s’arrête, que ce maudit chrono lui laisse encore un peu de répit. Il allait se passer quelque chose, forcément. On ne savait pas quoi au juste. Mais l’Olympique Lyonnais toujours passé au travers des mailles du filet pour aller filer vers les huitièmes de finale de la ligue des champions espérait ce moment, cet instant, où il se retrouverait la tête dans les étoiles, une fois de plus. Alors quand Ederson s’est écroulé dans la surface à une minute de la fin, le temps a encore suspendu son vol.

« Oui on y a cru. Je n’ai pas revu les images, mais Ederson m’a dit dans le vestiaire qu’au moment d’armer sa frappe, sa jambe avait été emmenée », dit Rémi Garde constatant que le sifflet était resté silencieux. C’est un peu déplorable parfois de devoir s’en remettre à un coup de sifflet salvateur. Mais le fait de ce match est là aussi. En quelques secondes, le destin aurait pu basculer. De son côté, Ederson n’avait aucun doute : «A mon avis c’est clair, il y avait pénalty sur moi. J’étais sur le ballon, j’ai commencé à armer, et derrière moi, j’ai senti que ma jambe était emportée. C’était le pénalty. Je n’ai pas l’habitude de contester les décisions des arbitres, mais c’est une décision qui est dommage pour nous, qui est dure à une minute de la fin. Elle est venue s’ajouter au nombreuses occasions que nous avons eues en fin de match », lâche Ederson.

Décidément, il n’est jamais très judicieux d’affronter l’Ajax en automne. Face à cette équipe, les feuilles mortes se ramassent souvent à la pelle, les déchets sont là. Le 30 octobre 2002, déjà, un autre brésilien Sonny Anderson avait connu mille tourments devant la formation batave. L’arbitre de ce match, Monsieur Vassaras, lui avait refusé le but du 1-1, tout à fait valable, puisque le ballon avait complètement franchi la ligne. L’OL était sorti de la compétition ce soir là, un peu comme hier. « La fin de match a été folle, est-ce qu’il y avait pénalty sur Ederson ? On se pose la question, cela attise un peu plus les regrets », commente Anthony Réveillère.

De cette 89 e minute, on retiendra deux attitudes, celle du Camerounais Eyong Enoh présumé coupable sur Ederson et fixant l’arbitre tétanisé pour voir ce qu’il avait décidé.

La deuxième aura surpris Ederson, le nez dans l’herbe les bras, au ciel, incrédule.

Il y avait là aussi le symbole que l’OL avait changé d’époque.

leprogres.fr

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